Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, est intervenu lundi 29 juin sur Franceinfo pour reconnaître la difficulté vécue durant la canicule et parler de cette épreuve collective. Le décès d’un agent d’entretien dans le Nord soulève des questions sur les conditions de travail sous la chaleur.
Il a rappelé le décret visant à éviter les heures les plus chaudes, à favoriser le travail le matin, et à prévoir des pauses à l’ombre avec de l’eau. Il demande plus de contrôles et évoque l’idée de s’inspirer de l’Espagne.
Farandou reconnaît une “épreuve collective” et réclame plus de contrôles
Jean‑Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, est intervenu sur Franceinfo lundi 29 juin à propos de la canicule et de ses conséquences pour les travailleurs.
Il a dit être « parfaitement conscient de la difficulté » dans laquelle les Français et les Françaises se sont retrouvés pendant « une très longue semaine ». Il a qualifié cet épisode de chaleur d’« épreuve collective ».

Farandou a exprimé sa confiance envers la « grande majorité » des chefs d’entreprise qui prennent des mesures pour leurs salariés. Il a réclamé un renforcement des contrôles.
Le ministre a conclu sur un bilan chiffré en précisant que « 2 600 contrôles » d’inspecteurs du travail ont été réalisés en un mois, « plus de la moitié » de ce qui a été fait l’an dernier.
Ce décès interroge-t-il la sécurité des chantiers?
Un agent d’entretien est décédé dans le Nord pendant la récente canicule, un constat qui alerte sur la vulnérabilité de salariés exposés à des températures extrêmes.
Ce drame soulève des questions précises sur les conditions d’exercice de certaines fonctions, notamment pour les personnels travaillant à l’extérieur ou dans des environnements peu adaptés à la chaleur.
Le cas met en lumière l’urgence d’examiner l’adéquation des modes d’organisation du travail, la disponibilité de lieux ombragés et de points d’hydratation ainsi que la possibilité de pauses réellement protectrices. Les autorités ont demandé aux préfets de prendre des arrêtés pour suspendre les chantiers l’après-midi.
Agir et s’inspirer du modèle espagnol
Un décret impose d’éviter les horaires les plus chauds et de privilégier les heures fraîches, notamment le matin. Il oblige les employeurs à aménager des pauses régulières dans des lieux ombragés et à garantir l’accès à l’eau pour l’hydratation des salariés.
Les plannings doivent donc être adaptés pour réduire l’exposition lors des pics de chaleur. Des dispositifs de surveillance des signes de malaise et des consignes d’arrêt de travail sont aussi prévus.
Le ministre propose de s’inspirer du modèle espagnol en inscrivant à l’avance l’interdiction de travail durant les heures chaudes.
Une règle écrite permettrait aux salariés, aux entreprises et aux donneurs d’ordre de connaître les plages interdites et de planifier les activités. Cette prévisibilité aiderait la société à s’organiser face aux canicules qui deviennent récurrentes. Le dispositif clarifierait les responsabilités et faciliterait les sanctions en cas de non respect.

